Marseille, deuxième ville de France, veille sous le regard bienveillant de la Bonne Mère. Adossée aux reliefs minéraux et ouverte à l’horizon infini de la Méditerranée, elle s’est construite dans un dialogue permanent entre la terre et la mer.
La mer, matrice fondatrice, nourricière et voyageuse, a façonné la ville autant que les Marseillais. Symbole d’évasion, de liberté et de passion, elle demeure paradoxalement l’espace le moins urbanisé, le plus fragile et le plus précieusement préservé.
Dès lors, comment offrir aux Marseillais de nouveaux usages et de nouveaux services dans une ville déjà dense, sans rompre l’équilibre délicat de ce patrimoine naturel exceptionnel, qui doit plus que jamais être respecté et protégé ?
Le bâtiment flottant apparaît alors comme une réponse singulière et audacieuse. Un concept riche par sa mixité programmatique, à condition d’être conçu en harmonie avec le milieu marin, dans le respect de ses écosystèmes et en s’appuyant sur des énergies propres et non polluantes.
Ce sujet, que nous explorons depuis plusieurs mois, ouvre un champ d’applications extrêmement vaste. Le bâtiment flottant peut être éphémère ou pérenne, s’amarrer à une berge ou à un quai, ou s’installer plus au large en totale autonomie.
Il peut accueillir un restaurant de plage, un lieu festif et convivial, un théâtre flottant, un cinéma en plein air, une salle d’exposition ou de séminaire, un espace dédié aux événements culturels, aux performances artistiques et aux rencontres, ou encore un lieu éphémère d’animation urbaine. Public ou privé, il devient un espace de partage, de culture, de contemplation et de lien social.
Véritable scène flottante entre la ville et la mer, il offre aux usagers des perceptions sans cesse renouvelées selon son implantation : la ville vue depuis le large ou la mer dialoguant avec les franges urbaines. Il crée une atmosphère d’évasion et de bien-être, prolongeant et amplifiant l’identité profonde de Marseille.